Partager :
Tel Aviv (Youval Barzilaï). Israël est un des pays très mal positionné dans le monde en termes de dons d’organes (millier de donneurs par million d’habitants). Malgré des efforts réels (des campagnes publicitaires très agressives) Israël n’arrive pas à rattraper la France.

Selon un site internet (traditionnel juif) : « Le don d’organes est permis dans la loi juive dans le cas où l’on a besoin d’un organe pour une greffe spécifique et immédiate. Dans un tel cas, c’est une grande mitswa pour un Juif de donner un organe pour sauver la vie d’une autre personne. Le don d’organes n’est pas nécessairement limité aux morts : Quiconque, par exemple, peut se permettre de se passer de l’un de ses reins a le droit d’en faire don à quelqu’un qui en a besoin. Ce qui est interdit, c’est de faire un don à une « banque d’organes », là où il n’y a pas de receveur spécifique et immédiat.
Compte tenu de l’interdiction de profaner le corps humain pour les juifs, il est interdit de faire un don à une « banque d’organes », là où il n’y a pas de receveur spécifique et immédiat. Il est également interdit de faire don d’un organe pour la recherche médicale ou pour permettre aux étudiants en médecine de se livrer à des dissections ».

Selon pourquoidocteur.fr : « Plus de 57 000 Français vivent avec un organe qui n’est pas le leur. Et chaque année, des milliers d’autres sont en attente d’un rein, d’un foie, d’un poumon… Pour informer le grand public sur les besoins et les procédures, et les mobiliser autour du don, l’Agence de biomédecine a créé cinq vidéos mettant en scène cinq personnes transplantées.

À travers leurs témoignages, l’agence qui gère les dons d’organes souhaite en particulier rappeler que désormais, tout le monde est un donneur potentiel d’organes et de tissus, à moins de s’y être opposé. « La loi fait que tout le monde est donneur, rappelle ainsi Jean, un entraîneur de boxe de 69 ans, récemment greffé du foie. Si on ne veut pas, c’est pas difficile, il suffit de le faire savoir ».
Depuis le 1er janvier 2017, la France a en effet mis en place le consentement présumé. Désormais, les personnes ne souhaitant pas donner leurs organes après leur décès doivent le mentionner sur le registre national des refus. Les familles peuvent encore faire valoir une décision du patient, mais ils doivent désormais rédiger un témoignage daté et signé, stipulant que leur proche a émis un refus oral, pour empêcher un prélèvement d’organes.

Le tour de la question

L’Agence de biomédecine répond à cinq des questions les plus posées sur leur site internet. Peut-on donner à tout âge ou quand on est malade ? Est-il possible d’être donneur pour certains organes et tissus, et pas pour d’autres ? Les réponses sont données par le bénéficiaires.
Chloé, 29 ans, a recouvré la vue grâce à une greffe de cornée. Elle rappelle qu’il est possible, via le registre des refus, de choisir les organes qu’on ne souhaite pas donner. Alexandra, 21 ans, atteinte de mucovicidose et greffée des poumons, signale de son côté qu’il est possible, sous conditions, de donner ses organes, malgré une maladie ».
 

Partager :