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Tel Aviv (Amos Hessler). C’est le chiffre le plus confidentiel entre la France et Israël. Combien de juifs Français s’implantent-ils dans « Les Territoires » ? Certainement moins de 2000 personnes au total. Souvent des familles qui s’y installent pour des raisons financières. Le coût de la vie est bien plus bas que dans les grandes villes israéliennes.
VOCABULAIRES ET GUERRE DES NOMS. L’Organisation des Nations unies (ONU) emploie la dénomination « territoires occupés » dans les résolutions 242 puis « territoires palestiniens occupés » depuis les années 1970. La résolution 58/292 du 14 mai 2004 de l’Assemblée générale des Nations unies avalise la notion de « territoire palestinien occupé, incluant Jérusalem-Est ». Les Israéliens y font référence par l’acronyme Yesha pour « Judée, Samarie, Gaza » ou les dénomment brièvement « les territoires ». Le gouvernement israélien y voit un « territoire disputé » au statut non défini.
Le terme est utilisé par les Nations Unies pour décrire les territoires sous le contrôle de l’autorité palestinienne depuis 1993. Ceux ci sont revendiqués pour devenir l’État de Palestine.
L’essentiel des zones habitées par des Palestiniens a reçu une autonomie plus ou moins complète après les Accords d’Oslo : ce sont les territoires autonomes palestiniens.
Ces territoires sont reconnus sous l’appellation d’État palestinien par près de 130 pays, et d’autres ont reconnu certaines formes de représentation diplomatique. Le conseil national palestinien proclama un « État de Palestine » le . L’organisation de libération de la Palestine (OLP) a un statut d’observateur à l’Assemblée générale des Nations unies. Les territoires sont juridiquement occupés pour l’Assemblée générale et le Conseil de sécurité de l’ONU, l’Union européenne, les États-Unis ainsi que selon l’avis de la Cour internationale de justice. Bien que considérant ces territoires comme occupés, la France les désigne parfois sous l’appellation simplifiée « Territoires palestiniens ».
Ces territoires sont souvent souhaités comme ayant vocation à devenir un futur État palestinien. Leur statut est un élément clé de la résolution du conflit israélo-palestinien.
De nombreux essais pour stabiliser le conflit dans ces territoires furent entrepris, dont l’un des plus importants fut les accords d’Oslo, lesquels prévoient que les Palestiniens bénéficient progressivement d’une indépendance sur certains territoires. Depuis le milieu des années 1990, une certaine forme d’autonomie a été atteinte avec la création d’une autorité palestinienne, laquelle s’occupe de certaines questions de politique intérieure et possède son propre corps de police.
Ces territoires sont sous contrôle israélien (sauf la bande de Gaza et certaines zones de Cisjordanie) et de l’autorité palestinienne à la suite des accords d’autonomie.
Au terme des accords d’autonomie, les deux régions ont été divisées en trois zones :

  • une zone A comprenant, depuis 1994, Gaza ainsi que les villes de Jéricho, Jénine, Qalqilya, Ramallah, Tulkarem, Naplouse, Bethléem (la ville d’Hébron fera l’objet d’un accord distinct en janvier 1997) sur laquelle l’Autorité palestinienne exerce une juridiction civile incluant les pouvoirs de police ;
  • une zone B comprenant les autres zones de Cisjordanie (autres bourgades et camps de réfugiés) dans laquelle l’Autorité nationale palestinienne exerce des compétences civiles, la sécurité intérieure étant exercée conjointement avec l’armée israélienne ;
  • une zone C incluant les colonies israéliennes implantées en Cisjordanie, à Gaza (démantelées depuis 2005) et à Jérusalem-Est, qui reste sous le contrôle de l’État hébreu.

Les zones A et B représentent, à ce jour, respectivement 18 % et 22 % des territoires, contre 60 % pour la zone C. L’Autorité palestinienne, composée du Conseil législatif (composé de 88 membres : 37 pour Gaza et 51 pour la Cisjordanie) et du Conseil national palestinien, qui est l’organe politique représentatif du peuple palestinien, exerce donc ses compétences sur un territoire discontinu.

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