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La France rend un hommage national à Simone Veil aux Invalides, ce mercredi 5 juillet.Le kaddish sera récité par le Grand Rabbin de France. « Itgadal veitkadach chemé’ raba bealma di-bera khirôuté veyamlikh malkhouté vyatzemakh pourkané’ vikarev mechi’hé’. Bé’haillekhone … »
Selon huffingtonpost.fr : Des dizaines de personnalités françaises et étrangères, ainsi que de nombreux anonymes sont attendus pour cet hommage présidé par Emmanuel Macron qui prononcera l’éloge funèbre. À la fin de la cérémonie, un chant bien particulier retentira en mémoire de cette rescapée de la Shoah.
Dans la Cour d’honneur des Invalide, peu après 10h30, le cercueil de l’ancienne ministre fera son entrée, revêtu du drapeau tricolore et porté par des Gardes républicains au son de la Marche funèbre de Chopin. Il la quittera une heure plus tard accompagné du « Chant des Marais », aussi appelé « Chant des déportés », en souvenir de l’internement de Simone Veil au camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau.
Ce chant est l’adaptation francophone d’un texte allemand, composé en 1933 par des prisonniers politique du camp de concentration de Börgermoor. Intitulé « Das Lied der Moorsoldaten », traduit en français sous le titre de « Chant des Marais », il exprime la plainte des antifascistes et des juifs, premiers internés dans les camps. Il a par la suite été repris dans le monde par les détenus d’autres nationalités et notamment par les survivants du génocide.
Les paroles décrivent les rudes conditions de détention dans les camps, mais aussi à la fin, l’espoir de retrouver la liberté. Il en existe depuis de nombreuses versions, adaptées et modifiées. Voici l’actuelle.

Loin dans l’infini s’étendent
Les grands prés marécageux
Pas un seul oiseau ne chante
Dans les arbres secs et creux.
Oh ! terre de détresse
Où nous devons sans cesse
Piocher. Piocher.
Dans ce camp morne et sauvage
Entouré de murs de fer
Il nous semble vivre en cage
Au milieu d’un grand désert.
Oh ! terre de détresse
Où nous devons sans cesse
Piocher. Piocher
Bruit de chaînes, bruit des armes
Sentinelles jour et nuit
Et quitter peur, et larmes
La mort pour celui qui fuit.
Oh ! terre de détresse
Où nous devons sans cesse
Piocher. Piocher.
Mais un jour dans notre vie
Le printemps refleurira
Libre alors dans ma patrie
Je dirai tu es à moi.
Oh ! terre d’allégresse
Où nous pourrons sans cesse (bis)
Aimer – Aimer.

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