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Tel Aviv (Ilana Goldberg). Facebook est sans cesse attaqué par les autorités israéliennes qui trouvent sa politique éditoriale dangereuse. Tsahal tente, avec efficacité, de bloquer sur Facebook l’incitation à la haine venant des palestiniens… et qui est courante. Mais Tsahal bloque-t-il ses propres soldats qui incitent à la haine contre les palestiniens? Pas toujours.
Un exemple ? Sur Facebook un soldat de Tsahal a présenté une photo qui surprend. Israël n’a pas demandé à Facebook de la supprimer, et pourtant… Sur le corps du soldat est écrit en hébreu le mot « nekama » (vengeance).
Selon un article de presse : « Un soldat israélien a posté cette photo avec « Vengeance » écrit sur sa poitrine sur Facebook pour inciter à des représailles contre les Palestiniens après que trois adolescents israéliens avaient été tués. Son post n’a pas été censuré par Facebook.
Selon la presse israélienne, Facebook a accepté de collaborer avec le gouvernement israélien pour censurer des contenus jugés inappropriés par les responsables israéliens. Le bureau israélien de Facebook a embauché Jordana Cutler comme chef de la politique et de la communication.
Jordana Cutler était avant sa récente embauche par Facebook, chef d’équipe à l’ambassade d’Israël à Washington, DC.  Gilad Erdan, ministre israélien de la Sécurité publique, des Affaires stratégiques et de l’information, a menacé de promulguer et faire promulguer des lois, en Israël et à l’étranger, qui rendraient Facebook responsable d’attentats dont les auteurs auraient été « incités » par ses contenus. Erdan avait déjà dit que Facebook « a la responsabilité de surveiller sa plate-forme et de supprimer des contenus. »

Israël examine activement le contenu des messages Facebook palestiniens et a même arrêté certains Palestiniens pour des posts sur le site de médias sociaux. Ils transmettent ensuite les demandes de censure à Facebook, qui accepte les demandes dans 95% des cas. Des messages Facebook incitant à la violence contre les Palestiniens sont cependant très courants. Est-ce normal ? »
Facebook tente donc de construire une politique éditoriale « équilibrée » mais difficile à mettre en place, surtout au Moyen-Orient.

 

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