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Tel Aviv (Emmanuelle Kislev). En Israël, il suffit de prononcer le prénom de « Sarah », la femme du Premier Ministre,  pour comprendre, à travers la violence des réactions, que sa popularité est au plus bas. Cela ne va pas s’arranger.
Le procureur général israélien Avichai Mandelblit recommandera la déposition d’un acte d’accusation à l’encontre de Sarah Netanyahou, épouse du Premier ministre Benyamin Netanyahou, dans une affaire impliquant un présumé abus de fonds publics dans leurs résidences, ont annoncé lundi plusieurs médias israéliens.
Selon i24News : « Sarah Netanyahou est soupçonnée d’avoir utilisé des fonds publics alloués à la résidence du Premier ministre pour des chefs privés ainsi que pour payer un aide-soignant pour son père.
Channel 2 a rapporté par ailleurs ce lundi soir que l’acte d’accusation comprendra également des allégations selon lesquelles un électricien a été payé aux frais des contribuables sans passer par le processus d’appel d’offres requis ainsi que pour l’achat de meubles de jardin utilisés d’abord à la résidence officielle du Premier ministre mais ensuite transférés dans la maison privée de la famille dans la ville de Césarée.
En mai 2016, les médias israéliens indiquaient déjà que la police était également en faveur d’un acte d’accusation contre l’épouse du Premier ministre. La famille Netanyahou nie quant à elle tout acte répréhensible ».
LE PLUS. Sarah Netanyahou en 1991 a épousé Benjamin Netanyahou ; ils ont eu deux enfants ensemble. Pendant le premier mandat de Premier ministre de son mari (1996-1999), elle préside Yad b’Yad, une organisation d’aide aux enfants victimes de violences et Tza’ad Kadima, dédiée aux enfants atteints de paralysie cérébrale. En 2000, elle travaille à nouveau comme psychologue scolaire dans les services de la municipalité de Jérusalem. Ses fonctions consistent à établir un diagnostic psychologique et à proposer éventuellement un traitement pour les enfants.
Durant le premier mandat de son mari, Sara Netanyahou est l’objet de beaucoup d’attention des médias, généralement sur un ton négatif. Elle gagne un procès en diffamation déposé contre les éditions Schocken pour calomnie, et, en 2002, un autre contre le journal Kol Haïr.
En 2008, Channel 10 affirme que lors la guerre du Liban de 2006, alors qu’elle se rendait à Londres avec son mari pour une opération diplomatique, elle a dépensé une grosse somme d’argent en produits de luxe, payée par un donateur britannique ; elle intente alors un procès en diffamation contre la chaîne. Étant donné que le voyage de Sara Netanyahou n’avait pas été approuvé par le Comité d’éthique de la Knesset, son mari a reçu une interpellation du comité.
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