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Tel-Aviv (Eyal Koren). QED-it est une startup israélienne qui développe des solutions innovantes dans l’univers des bases de données distribuées. La société se propose de résoudre la question de la confidentialité des données sur la Blockchain grâce à une technologie de cryptographie appelée Zéro – Knowledge Proof (ZKP).
QED – it a été fondée en 2016 par Jonathan Rouach (co-fondateur d’IsraelValley), Dr. Aviv Zohar et Ruben Arnold. Il s’agit de la 3ème startup fondée par les franco-israéliens Jonathan Rouach et Ruben Arnold. La première est la place d’échange Bitcoin la plus grande en Israël (Bits of Gold), la deuxième a été vendue à Digital Asset Holding.
L’équipe de QED – it est aujourd’hui composée d’une dizaine de personnes, principalement des ingénieurs et chercheurs issus des formations et unités technologiques les plus reconnues. QED – it finalise son premier round d’investissement (“seed”) auprès d’investisseurs israéliens, chinois et américains. QED – it bénéficie aussi d’une allocation budgétaire auprès de “The Office of the Chief Scientist” en tant que jeune entreprise innovante à la technologie prometteuse.
Une première rencontre FinTechs France-Israël, s’est déroulée au premier semestre 2017, à Paris, sous le titre “Immersion au cœur de l’écosystème des FinTechs israéliennes”. Au cours de cet événement, initié par Dina Sorek ex-directrice du département des affaires économiques et scientifiques de l’ambassade d’Israël en France, des experts et entrepreneurs israéliens et français dont QED-it, avaient apporté leur expertise sur les FinTechs, partagé leurs expériences et présenté leurs activités, nouveaux produits et services ainsi que leur recherche de partenariat.
Parmi les entrepreneurs israéliens participant à cet évènement se trouvait Eyal ELHAYANY, fondateur et PDG de Tarya, importante plateforme de peer-to-peer, permettant à une personne de prêter de l’argent à une autre sans l’intermédiaire d’un banquier. Tarya utilise des technologies issues du secteur de la défense au secteur financier afin de créer un avantage concurrentiel.
Autre invité sur le thème de “Blockchain et moyens de paiement”, Nir Netzer, co-fondateur de FinTech-Aviv, l’une des plus importantes sociétés FinTech au monde, regroupant plus de 3 000 entrepreneurs, des entreprises FinTech, des institutions financières, des professionnels de premier plan et des investisseurs.
Dans IsraelValley en 2015 : « Jonathan Rouach est devenu avec sa société “Bits of Gold” le leader israélien incontesté de la transaction sur les Bitcoins. En toute discrétion (qui frôle parfois le “Secret Défense”) il travaille actuellement avec des équipes israéliennes et américaines (New York) pour développer la technologie Blockchain. Une course contre la montre est lancée. Ce n’est pas du tout lié au hasard.
“Pourquoi tout le monde, de Barclays à Orange en passant par le Nasdaq, investit dans la technologie Blockchain, clé de voûte de la cryptomonnaie Bitcoin ? Florian Graillot, d’AXA Strategic Ventures livre des éléments de réponse dans un article publié sur TechCrunch. Il y explique le potentiel inédit de la technologie, qui pourrait soutenir de nombreuses innovations en matière de décentralisation. Les domaines de la banque et de la finance ne sont pas les seuls concernés. L’authentification des achats immobiliers, des données personnelles, et même des œuvres d’art pourrait en bénéficier”.
LE PLUS. La blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle (définition de Blockchain France).
Par extension, une blockchain constitue une base de données qui contient l’historique de tous les échanges effectués entre ses utilisateurs depuis sa création. Cette base de données est sécurisée et distribuée : elle est partagée par ses différents utilisateurs, sans intermédiaire, ce qui permet à chacun de vérifier la validité de la chaîne.
Une blockchain est un registre distribué et sécurisé de toutes les transactions effectuées depuis le démarrage du système réparti. Des parallèles existent avec l’Internet (TCP-IP) car il s’agit dans les deux cas de protocoles informatiques permettant la création d’une infrastructure décentralisée. Internet transfère des paquets de données d’un point A à un point B, alors que la blockchain permet à la « confiance » de s’établir entre des parties distinctes du système.
La blockchain — et ses protocoles décentralisés de vérification des échanges — pourrait avoir un impact très important pour les États, qui se trouvent questionnés dans le monopole de la monnaie et des transactions financières, mais aussi pour les banques et l’économie toute entière,.
De nombreuses voix en France et à l’étranger ont souligné l’aspect révolutionnaire de cette technologie, et les changements structurels qu’elle peut apporter à la société tout entière.
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