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Un article de Stéphane Benoit-Godet. (Le Temps). Tenue décontractée et regard franc posé sur un sourire étincelant, Yair Amit semble tout droit sorti d’un incubateur de la Silicon Valley. Seul un accent hébreu à couper à la hache trahit ses origines. Le jeune homme de 34 ans, poly-diplômé en biologie et en sciences informatiques, est en réalité un ancien «barbouze» de l’armée israélienne. Vétéran de l’unité d’élite 8200, l’équivalent de la NSA américaine, Yair Amit a pris le train de l’entrepreneuriat pour devenir multimillionnaire. Tout récemment, comme l’ont fait avant lui de nombreux compagnons de caserne.

Yair Amit a cofondé Skycure, voilà moins de cinq ans. Une jeune pousse spécialisée dans la sécurité mobile – qui emploie 35 salariés à Tel-Aviv et presque autant en Californie – rachetée cet été par le géant américain des logiciels Symantec. Le montant de la transaction est estimé à 250 millions de francs.
Comme un incubateur d’idées
Ce chèque, l’ex-espion le doit en grande partie à Tsahal. «C’est à l’armée que j’ai appris à gérer des responsabilités, à encaisser l’échec et à travailler en équipe sur des projets complexes, très rapidement et avec des ressources souvent limitées, énumère Yair Amit. L’Unité 8200 vous pousse à improviser constamment pour trouver des solutions à des problèmes théoriquement impossibles à résoudre.»
Un peu comme dans une start-up, sauf que sous les drapeaux de l’Etat hébreu, presque tout est question de vie ou de mort. «En Suisse, vous n’avez pas le même sens de l’urgence que chez nous», résume Uri Adoni, partenaire du fonds de capital-risque hiérosolymite JVP.
Source : www.letemps.ch

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