Partager :

Israël lance deux nouveaux billets de 20 et de 100 qui ont des couleurs fraîches et éclatantes. Ils représentent deux célèbres poétesses : Leah Goldberg et Rachel Bluwstein. Les billets du pays des start up constituent donc un vibrant hommage à la poésie et à la littérature, les 50 et 200 shekels représentant Shaul Tschernikowsky et Nathan Alterman.
Leah Goldberg née le à Königsberg, à l’époque en Prusse-Orientale (Allemagne), décédée le à Jérusalem, est une femme de lettres prolifique écrivant en hébreu ; poétesse, auteure de livres en prose pour les enfants comme pour les adultes, dramaturge, traductrice et spécialiste de littérature, elle est un classique de la littérature israélienne. Elle est issue d’une famille juive originaire de Lituanie.
Goldberg a un style littéraire moderniste qui superficiellement peut sembler facile. Elle écrit dans un de ses poèmes au sujet de son style : « lucides et transparentes / sont mes images ». Bien qu’elle choisisse parfois d’écrire des poèmes non rimés, plus particulièrement dans sa dernière période, elle attache toujours une grande importance au rythme; de plus, dans ses premiers poèmes, par exemple dans la série de poèmes d’amour intitulée « Les sonnets de Thérèse de Meun », un document imaginaire sur le désir d’amour d’une noble française mariée pour un jeune précepteur, elle adopte des combinaisons de rimes complexes. Elle utilise parfois le style très élaboré du sonnet à treize vers.
Dans sa poésie, elle aborde les thèmes de la solitude et de la rupture de relations, avec des intonations tragiques que certains attribuent à sa propre solitude. Son travail est profondément ancré dans la culture occidentale, par exemple son « Odyssée », et dans la culture juive. Certains de ses poèmes les plus connus ont pour sujet la nature et la nostalgie des paysages de son pays natal. Lorsqu’elle écrit le poème « Parmi les poèmes de la terre que j’ai aimée », la patrie dont elle parle n’est pas Israël comme on pourrait le croire, mais l’Europe Orientale.

« Ma patrie, une terre belle et indigente,
La Reine n’a pas de toit, le Roi n’a pas de couronne,
Et il y a sept jours de printemps par an,
Et l’orage et la pluie tout le reste du temps. »
Partager :