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A l’occasion du 140ème anniversaire de la naissance d’Albert Einstein, l’Université Hébraïque expose depuis hier 110 manuscrits et documents du savant jamais présentés à ce jour. Ils ont été rachetés il y a quelques mois par un fonds de Chicago dansl le cadre de la succession d’un collectionneur privé qui venait de décéder sans que l’on ne connaisse le montant de l’acquisition.
Albert Einstein avait contribué à la fondation de l’Université Hébraïque, était présent lors de son inauguration le 24 juillet 1918, en était resté le gouverneur jusqu’à sa mort en 1955, date où il lui légue tous ses écrits et son patrimoine intellectuel, y compris le droit à l’utilisation de son image, dont celle de sa fameuse photo en train de tirer la langue. La plupart des documents sont des de feuilles de calculs mathématiques datant de la fin des années 40, mais aussi de lettres adressées à des collaborateurs et des missives plus personnelles comme celle envoyée en 1935 à l’un de ses fils, Hans Albert qui vit en Suisse. Einstein y évoque sa crainte de la montée du nazisme mais aussi son optimisme. « Je crois que les choses commencent à changer lentement en Allemagne, espérons qu’il n’y aura pas de guerre en Europe  » peut-on lire.

Dans un des documents, Einstein propose une explication succincte du principe de base de la physique de la bombe atomique et du réacteur nucléaire. Mais le document le plus inattendu est une page qui faisait partie d’un appendice de huit feuillets à un article datant de 1930 sur les travaux d’Einstein pour élaborer une théorie du champ unifié auxquels le savant consacrera les trente dernières années de sa vie. L’Université en possédait les 7 autres, la 8ème étant considérée comme perdue. Voilà donc le document complété. Dans trois autres lettres datant de 1916, Einstein fait référence à ses travaux sur l’absorption et l’émission de lumière par les atomes – une idée qui devint plus tard la base de la technologie laser. Dans une autre lettre datée du 12 décembre 1951, Einstein avoue qu’il n’est que relativement génial et confesse qu’après 50 ans de réflexion, il ne comprend toujours pas la nature quantique de la lumière. « 50 ans de réflexion ne m’ont toujours pas éclairé sur la question ».

Copyrights : Nathalie Sosna-Ofir (page Face Book).

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